Victor Guichard

Résumé

Victor Guichard,  La Propriété sous la monarchie… (1851)

“ Ainsi, à la royauté, à l'aristocratie, le noble privilége de pouvoir s'enrichir par la spoliation ; le peuple, lui, ne peut acquérir que par le respect de la propriété uni au respect du travail.
La République est la consécration de cette doublé condition de la fortune du peuple. A ceux qui possèdent, elle garantit la jouissance paisible et honorée de leur propriété. A ceux qui ne possèdent pas, elle assure l'existence et prépare la faculté d'acquérir.
La Constitution le proclame :
« La République a pour bases la famille, le travail, » la propriété, l'ordre public (1) .
”
Source : Gallica

Victor Guichard,  La Propriété sous la monarchie… (1851)

“ Une famille se transmettant par héritage le droit de faire les lois et de gouverner, un homme roi par droit de naissance, et à ce titre impunissable quels que soient ses crimes, n'est-ce pas le démenti le plus éclatant donné à toutes les idées de justice et de morale? n'est-ce pas nier à toute une nation la libre disposition et la propriété d'elle-même ? Un pouvoir fondé sur une prétention si contraire au bon sens de tous, ne peut évidemment se soutenir qu'à la condition d'intéresser à sa défense une caste privilégiée, dont il faut payer le concours en lui livrant les dépouilles du peuple. ”
Source : Gallica

Victor Guichard,  La Propriété sous la monarchie… (1851)

“ La France est à eux comme une ville prise d'assaut est à l'armée victorieuse. Ils diffèrent seulement lorsqu'il s'agit de partager. La noblesse, selon elle, tient de son épée son droit au butin; elle dispose du peuple, corps et biens, soit à tort, soit à droit, et n'en répond à personne fors à Dieu. Selon la royauté, le roi est le souverain dispensateur, tout lui appartient et c'est à lui seul de faire les parts comme bon lui semble.
Voilà les garanties de la propriété sous le régime de la monarchie héréditaire.
”
Source : Gallica

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