Alexandre Gariel

Résumé

Alexandre Gariel Lettres d'un cousin (1874)

Toi, Bazaine, tu restes bien vivant, et ton âme reste sans remords, pour prouver que ta conscience brûlée par la pierre infernale, n'existe plus.
Judas n'a trahi que Jésus-Christ.
Et Caïn n'a tué que son frère Abel.
Toi, Bazaine, tu as trahi et vendu cent cinquante mille compagnons d'armes, fils de France, confiés à ton commandement. Douze mille sont morts de misère dans les cachots prussiens; et douze mille étaient morts sous Metz, dans des combats simulés, pour masquer ton crime inexpiable et inouï dans les fastes de l'univers.
Source : Gallica

Alexandre Gariel Lettres d'un cousin (1874)

Gâchis en théorie, gâchis en action, honneur au gâchis !
Il y a deux cents ans, du temps de Pascal et de Louis XIV, les Jésuites avaient inventé la tactique de la morale probable, disant qu'en présence de deux voies contraires, on pouvait suivre l'une ou l'autre, en toute sûreté de conscience, pourvu que l'intention de la fin fut réservée.
De nos jours, on a élargi la machine de la conscience. Les politiques honnêtes et modérés, disent qu'il faut suivre les deux voies l'une après l'autre, pour connaître le meilleur moyen d'aboutir à ses fins.
Source : Gallica

Alexandre Gariel Lettres d'un cousin (1874)

D'ailleurs, c'est la loi elle-même qui est mauvaise; c'est la loi des patentes qui doit être révisée ou abrogée. C'est cette législation, royale par son origine et son baptême, impériale par le sacrement de confirmation, qu'il faut modifier dans notre régime fiscal.
En attendant, travaillez, petit berger, à vous faire un petit troupeau; travaillez, petit peuple, à économiser un petit capital, pour que le fisc vous l'emporte en deux coups de plume.
Source : Gallica

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