Résumé

Études sur l'attention de la France… (1847)

Louis XVI, homme juste et doux, le vir pius des anciens, mais conscience, timorée ; esprit droit, mais caractère faible, avait tour-à-tour de grandes espérances et des frayeurs de l'avenir. Si le mouvement des idées lui promettait des réformes heureuses la philosophie, haïe pour sa véritable impiété de culte, lui paraissait le principe de toutes les révolutions. En roi chrétien il ne reculait devant aucuns sacrifices utiles au peuple, et s'il eut su les imposer à la cour, aux ordres privilégiés, Louis XVI eut été un grand roi aussi bien qu'un grand coeur.
Source : Gallica

Études sur l'attention de la France… (1847)

Le clergé déjà humilié par la mise en question de son existence et de ses droits politiques, voulait au moins sauver ses privilèges et son opulence, il pressentait que dans le naufrage où sombrait l'ancien monde et ses institutions il y aurait pour lui plus de sacrifices à faire que d'avantages à -acquérir. Aussi tâchait-il de se raidir contre tous les obstacles. La noblesse, elle, s'apprêtait tout bonnement à jouer le premier rôle aux états. Dieu sait ce qu'il en sera!
Les élections se préparaient ; en attendant la révolution politique, celle des idées allait son train.
Source : Gallica

Études sur l'attention de la France… (1847)

Il faut bien vous distinguer, bon prince, vous et vos amis, d'avec votre entourage des courtisans, ces ennemis déguisés; dès rois qui introduisaient la violence dans la révolution ! Cette aristocratie de cour jamais ne se montra généreuse comme vous le fûtes d'affection toujours, d'action souvent et la reine parfois. C'est cette pessimiste oligarchie qui appellera d'une voix parricide l'anarchie sur la patrie : peu leur importeront à ces féaux chevaliers vos dangers, et de ramasser sur votre tombe un sceptre vermoulu qu'il leur faut à tout prix.
Source : Gallica

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