Charles-Claude Montigny

Résumé

Charles-Claude Montigny De la Monarchie, sous la maison de Bourbon… (1815)

Louis XVIII est bien le monarque des Français , le seul vrai, le seul légitime ; mais sa personne seule ne peut pas être toute la monarchie. Les corps constitutifs de cette monarchie sont nécessairement rétablis avec lui ; puisque tous ensemble ils ne forment qu'un seul corps dont la tête est le Roi. C'est un seul et même corps ; c'est le même droit.
Lorsqu'il s'agit du droit, la monarchie peut s'entendre sans le Roi, qui n'est censé vivre toujours que par une heureuse fiction de la loi; et jamais le Roi ne s'entend sans la monarchie, parce que la monarchie ne meurt pas.
Source : Gallica

Charles-Claude Montigny De la Monarchie, sous la maison de Bourbon… (1815)

Leur volonté, souvent contrariée, s'est toujours exécutée , sans violence ; et jamais sans avoir été annoncée dans les formes les plus solennelles. Dans toutes les époques, ils ont eu soin de s'environner des lumières de la nation, ils exigeaient le concours de ces lumières , comme un tribut des Cours qu'ils avaient élevées au-dessus des peuples, pour les éclairer sur leurs besoins, ou sur les réformes dont la loi pouvait être susceptible ; et la liberté de la presse donnait au peuple le moyen de les faire connaître lui-même, et sans intermédiaire.
Source : Gallica

Charles-Claude Montigny De la Monarchie, sous la maison de Bourbon… (1815)

Le caractère essentiel de cette monarchie, celui qui la distingue du despotisme, consiste en ce qu'elle a des formes invariables. Dans I'origine, elle reconnaissait les états-généraux, auxquels ont succédé les parlements, depuis que l'inutilité et le danger de ces assemblées avaient été reconnus. Les parlements étaient agréables à la nation, qui n'en perdra jamais le souvenir. La violence a pu les dissoudre : mais ce souvenir est au-dessus de tous les efforts humains.
Source : Gallica

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