Claude-François Beaulieu

Résumé

Claude-François Beaulieu Le Temps présent observé, par C.-F. Beaulieu (1815)

Si ces faits sont incontestables, le patriotisme est donc encore une vertu des Français; malgré cela, il est vrai de dire que jusqu'à ce jour ils ont peu connu l'esprit public. L'amour de la patrie ne tient point en France à telle forme de gouvernement plutôt qu'à telle autre : nous croyons qu'il en est indépendant : il n'en est pas de même de l'esprit public; c'est un sentiment moderne qui s'est formé avec les nouvelles idées que la civilisation a fait éclore sur les diverses manières de gouverner.
Source : Gallica

Claude-François Beaulieu Le Temps présent observé, par C.-F. Beaulieu (1815)

Ce dernier amour, quoiqu'ayant la plus intime affinité avec l'amour du pays, se forme d'une autre manière : c'est de la civilisation qu'il tient sa plus grande activité. Un beau climat, un gouvernement juste et bienfaisant, l'unité de religion , la conformité dès sentiments , des goûts de l'esprit et du langage lui donnent cette brûlante énergie qui fait des miracles. L'homme qui jouit de tous ces avantages ne chérit que son beau pays et ses aimables et heureux compatriotes; ce n'est qu'avec eux qu'il veut vivre et mourir.
A tous les coeurs bien nés que la patrie est chère!
Source : Gallica

Claude-François Beaulieu Le Temps présent observé, par C.-F. Beaulieu (1815)

Ce n'est point là l'esprit du gouvernement représentatif; il veut que toutes les propriétés soient représentées, parce que l'ensemble de ces propriétés est la principale base de l'édifice social. Or, les hautes vertus, les grands talents, les beaux et les grands caractères sont aussi une immense propriété, chez un peuple parvenu à une civilisation telle que la nôtre; les hommes qui la possèdent n'ont pas tous six mille livres de rente. La loi qui les exclut paralyse à la fois la volonté bien entendue de la nation et du monarque, et doit être rectifiée.
Source : Gallica

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