Résumé

Un Contemporain. Quelques mots sur les assemblées nationales et le suffrage universel en France (1869)

Le paysan pliait sous l'impôt monarchique et sous l'impôt féodal; il répandait ses sueurs pour le roi, pour la noblesse et le clergé.
Mais tous ces abus étaient d'autant plus sensibles que la nation était plus éclairée, et qu'elle avait un avant-goût du bien-être. Les classes roturières avaient bien gagné au progrès qui s'était accompli insensiblement dans les idées et dans les moeurs, dans les sentiments de douceur et d'humanité. Pendant le dix-huitième siècle, la vitalité de la France avait contrebalancé les vices de l'organisation sociale.
Source : Gallica

Un Contemporain. Quelques mots sur les assemblées nationales et le suffrage universel en France (1869)

À ce moment où tout le monde veut connaître ses droits, où le mot de suffrage universel retentit dans toute la France, il semble opportun d'en faire connaître l'origine, et de donner en même temps quelques détails sur nos grandes assemblées. Je serai heureux si, par cette étude consciencieuse, dont j'ai exclu toute partialité, je puis inspirer à ceux qui voudront bien me lire,le sentiment de leur devoir et cet amour-propre sacré à tout homme fier, à juste titre, de posséder des origines aussi brillantes, aussi glorieuses que les nôtres.
Source : Gallica

Un Contemporain. Quelques mots sur les assemblées nationales et le suffrage universel en France (1869)

Oui, elle doit être regardée comme le point de départ de la tradition libérale et révolutionnaire de la France. Oui, quelquefois des désastres doivent changer de nom et s'appeler le salut.
On serait tenté de croire, quand une armée succombe sur un champ de bataille, qu'elle va emporter dans son linceul l'âme et la vie de la nation ; on serait tenté de croire que le peuple tout entier va disparaître de la scène du monde, pour s'endormir à jamais du dernier sommeil !
Source : Gallica

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