Résumé

Nicolas-François Bellart Essai sur la légitimité des rois considérée dans ses rapports avec l'intérêt des peuples et en particulier avec l'intérêt des Français… (1815)

Il a le devoir d'être juste sans avoir l'intérêt de ne l'être pas. Comme il ne fut jamais de moitié dans aucun crime, il n'est tenu d'en ménager aucun. Son honneur,, son bien-être, son orgueil se confondent intimement avec ceux de sa nation. Son peuplé et lui ne font qu'un. Aussi, parce que tout est, à lui, tien n'est à lui : et s'il perd la couronne, il perd tout. Son état est d'être roi; il n'en connaît point d'autre. Une fois qu'il occupera le trône, il s'avilit quand il en descend sans retour. Le trône, c'est sa vie.
Source : Gallica

Nicolas-François Bellart Essai sur la légitimité des rois considérée dans ses rapports avec l'intérêt des peuples et en particulier avec l'intérêt des Français… (1815)

Les champions du droit d'élection ne manquent jamais démettre emphatiquement, en opposition, les avantages d'un choix éclairé, avec les inconvéniens de la naissance, qui, n'étant qu'un hasard, doit donner des résultats aveugles.
A les entendre, l'élection ne se trompe jamais. La bonne foi la détermine toujours. Toujours les sages de la nation sont consultés! C'est toujours un héros, l'amour des peuples et l'orgueil de la patrie, un prince rempli de justice, de modération, de force et de vertu, qui reçoit le diadême.
Source : Gallica

Nicolas-François Bellart Essai sur la légitimité des rois considérée dans ses rapports avec l'intérêt des peuples et en particulier avec l'intérêt des Français… (1815)

Et ce qu'on dit de la royauté, ce n'est pas seulement de la royauté qu'il faut le dire : c'est de toutes les institutions sociales dont on a besoin. Leur perfection est qu'elles soient tellement combinées que; celui à qui la durée en est confiée ait, en effet, à les maintenir un intérêt très-pressant. Si jamais on les attaque, il vole à la défense de son patrimoine : sans s'en douter, il a défendu la chose publique. La passion a fait ce que, peut-être, n'eût pas fait la vertu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature