Résumé

A.-J.-F.-A. Cary Réponse à M. de Châteaubriand sur sa brochure "De la restauration et de la monarchie élective" (1831)

Mais tous ces défauts, que vous reprochez au peuple français, sont ceux de l'homme de tous les temps, de tous les lieux, de tous les rangs : examinez avec soin sa nature, ses passions, son insatiable cupidité, et vous verrez que jamais il n'est content de ce qu'il a, qu'il aspire toujours à l'agrandir, à aller au delà de ses besoins ; qu'il ne connaît aucunes limites dans ses désirs : c'est un fleuve qui veut, malgré tout, rompre les digues qui le retiennent. Le caractère dont vous faites un crime à cette nation est celui de toutes les nations, tant anciennes que modernes.
Source : Gallica

A.-J.-F.-A. Cary Réponse à M. de Châteaubriand sur sa brochure "De la restauration et de la monarchie élective" (1831)

L'heure n'est point du tout passée pour la révolution de juillet; le temps amènera petit à petit ses conséquences ainsi que ses fruits qui parfumeront la terre ; les siècles auront beau s'entasser les uns sur les autres, ils n'éteindront pas son éclat aussi pur, aussi vif, aussi bienfaisant que celui du soleil. Cette révolution, dont il sera fait long-temps mention, n'avait pas besoin de guerre pour se consolider, son génie tutélaire en avait lu dans l'avenir d'autres qui l'ont bien mieux servie et affermie que la guerre et la diplomatie.
Source : Gallica

A.-J.-F.-A. Cary Réponse à M. de Châteaubriand sur sa brochure "De la restauration et de la monarchie élective" (1831)

Le choix fait volontairement par elle vaut infiniment mieux, pour le bien de tous, que celui imposé par la force. Mais, dites-vous, l'élection est de l'enfance de la société? peu importe, pourvu que les résultats soient bons. Si elle est de l'enfance de la société, raison de plus pour s'y soumettre; pure comme le jeune âge, dégagée de tout alliage et des vices de la vieillesse, elle ne produira que de bons effets. Ce principe, outre qu'il est de l'enfance de la société, est aussi de tous les âges, parce que le droit de l'homme est toujours le même et ne vieillit pas.
Source : Gallica

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