Résumé

Antoine Vincent Arnault Sur l'écrit de M. le vicomte de Châteaubriand… (1831)

A cela M. de Châteaubriand répond que les mesures contre lesquelles il s'élève émanent d'une monarchie nouvelle, et qu'une monarchie nouvelle n'a pas droit de faire de lois politiques, ou que, si elle en fait, ces lois ne sont pas obligatoires; c'est-à-dire que les lois politiques doivent être tenues pour nulles à l'époque où elles sont de toute nécessité.
Ce n'est pas tout : posant en principe que toute révolution populaire qui n'a pas été ratifiée par le peuple manque de sanction, il demande que le peuple soit convoqué pour sanctionner la révolution que lui-même a faite.
Source : Gallica

Antoine Vincent Arnault Sur l'écrit de M. le vicomte de Châteaubriand… (1831)

Mais à quoi bon revenir sur des vérités démontrées ? A quoi bon reprendre une discussion épuisée ? Est-ce donc pour y faire confirmer l'élection de Louis-Philippe, qu'invoquant la souveraineté du peuple, ce membre du souverain veut un congrès? Non. J'y paraîtrai, dit-il, pour demander Henri V.
Telle est au fait l'idée fixe de M. de Chateaubriand : prouver que la couronne, qui appartient par droit d'hérédité au duc de Bordeaux, lui doit être rendue par l'élection, et qu'il est de l'intérêt de la France émancipée de le donner pour protecteur à ses franchises et à sa liberté
Source : Gallica

Antoine Vincent Arnault Sur l'écrit de M. le vicomte de Châteaubriand… (1831)

Il y a moins d'inconvénients à empêcher les légitimes de rentrer en France qu'il n'y aurait de difficultés à les en faire sortir, si le silence de la loi les autorisait à y rentrer.
On invoque en leur faveur les droits de l'humanité. Est-ce donc les blesser ces droits que de fermer la France à une famille qui en est sortie trois fois par suite de ses actes hostiles, et qui n'y est jamais rentrée qu'hostilement? est-ce donc les blesser que de donner à cette famille, dont on a protégé la retraite, l'Europe ou plutôt le monde pour prison?
Source : Gallica

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