Résumé

Du dernier écrit de M. de Châteaubriand…

Ce que l'on possède aujourd'hui est un je ne sais quoi qui n'est ni république, ni, monarchie, ni légitimité, ni illégitimité ; une quasi-chose qui tient de tout et de rien, qui ne vit pas, qui ne meurt pas; une usurpation sans usurpateur, une journée sans veille et sans lendemain. Quand la république éclata, on pressentit qu'elle serait briser contre le despotisme; quand l'empire surgit, on devina qu'il se noierait dans la victoire et de la dans la restauration ; quand la légitimité reprit le pouvoir, ou augura qu'elle serait renversée par les idées du siècle, si elle ne les savait employer.
Source : Gallica

Du dernier écrit de M. de Châteaubriand…

Les têtes carrées qui ont imaginé de glisser Philippe dans le lit de Charles, ont oublié à leur tour, que la révolution de juillet a transporté du monarque au peuple, le principe de la souveraineté ; que la royauté sortie de l'élection populaire essayerait en vain d'échapper aux conséquences de son principe, qu'elle né pourrait, ni ne devrait; agir d'après les lois de la légitimité ; que du moment où elle se séparerait des hommes et des choses qui l'ont créée, elle perdrait sa force.
Source : Gallica

Du dernier écrit de M. de Châteaubriand…

Jamais les ministres de Charles X déployèrent-ils autant de soldais pour ébranler un trône de dix siècles , que les ministres de Louis-Philippe pour soutenir un trône de dix mois? Il est vrai qu'on n'a pas fait feu sur les jeunes gens qui ont donné la couronne de juillet, ou s'est contenté d'en assommer discrètement, et à petit bruit, quelques-uns. Cette mort muette est en harmonie avec ces hommes de silence et d'obscurité qui ne brûleraient pas nue amorcé pour l'honneur de la patrie.
Source : Gallica

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