Monarchie électorale

Définition et enjeux

Julien Lemer,  Question du moment : république… (1850)

“ Pour moi, République et suffrage universel sont deux formules adéquates du grand principe de la souveraineté du peuple. Aucun des deux ne peut être mis au-dessus de l'autre. Car, si, d'un côté, prétendre que le suffrage universel est au-dessus de la République, c'est confesser que les majorités auraient le droit de restaurer la monarchie, — de l'autre, mettre la République au-dessus du suffrage universel, ce serait presque conférer à un gouvernement de forme républicaine le droit de modifier, de restreindre le suffrage universel, comme certaines gens ont aujourd'hui la prétention de le faire. ”
Source : Gallica

Julius,  Première [-quatrième] lettre à un monarchiste (1871)

“ Veut-on savoir si l'institution d'une monarchie serait soutenue par un plus grand nombre de citoyens que l'institution d'une république, il ne faut pas se demander si la France est monarchiste ou républicaine,mais si le nombre des Français disposés à voter pour l'un des prétendants aux trône est supérieur au nombre de ceux disposés à voter pour la République. Il faut se demander s'il y a plus de Légitimistes ou plus d'Orléanistes ou plus d'Impérialistes que de Républicains.— Veut-on interroger loyalement le corps électoral? ”
Source : Gallica

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