Résumé

T. H. Lettre à la bourgeoisie : dédiée à madame Thiers

Avec la république, c'est la liberté pour tous, la marche lente mais assurée vers un progrès continu; c'est l'aristocratie de l'intelligence à la tête de la nation.
Avec le césarisme qui la guette comme le brigand dans l'ombre, la démocratie n'est plus qu'une multitude qui ne connaît d'autre satisfaction que les appêtits grossiers et toujours redoutable, même à la main du César qui la caresse. C'est le règne des prétoriens, et chaque changement de maître peut être une révolution.
Source : Gallica

T. H. Lettre à la bourgeoisie : dédiée à madame Thiers

Mais, surtout, soyez libéraux dans la démocratie, et vous aussi, démocrates, soyez libéraux. Il n'y a pas que le césarisme qui soit autoritaire. La démocratie peut l'être autant.
Libéraux, c'est-à-dire pratiquant sincèrement les institutions libres ; voulant la liberté pour tous.
Ne redoutez jamais la liberté, car, en même temps qu'elle est le droit, elle est un bien. Elle a cet avantage précieux, par le grand jour qu'elle répand, de rendre irréalisables les desseins criminels, d'où qu'ils viennent. Ils ne sont pas à craindre, parce qu'on les connaît à l'avance.
Source : Gallica

T. H. Lettre à la bourgeoisie : dédiée à madame Thiers (1878)

Je tâcherai de lui démontrer que son propre intérêt, d'accord avec l'intérêt du pays, l'engage à s'y rallier ; qu'elle peut fournir les chefs de cette démocratie ; la diriger ; empêcher qu'elle n'aille trop loin et qu'elle ne s'égare.
La démocratie intelligente, elle, ne redoute pas l'accession aux affaires publiques des classes dites dirigeantes. Au contraire, elle a besoin de leur concours pour faire oeuvre durable. Ce concours, la République le leur demande, à la condition qu'il soit sincère.
Où existe le suffrage universel, c'est la démocratie. La majorité des citoyens fait la loi.
Source : Gallica

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