Monarchie (1886)

Résumé

Monarchie (1886)

“ Au XVIIIe siècle et parlant avec trop de dédain de la politique anglaise, Kaunitz, ministre de MarieThérèse, disait à propos du grand Pitt : « C'est prodigieux tout ce que les Anglais ignorent. » Que dirait-il aujourd'hui des diplomates de la République française ?
Comme ils ne connaissent ni l'Europe, ni son histoire, ni le plus souvent la langue du pays où on les envoie, tout se fait sans eux et en dehors d'eux.
Il n'en faut pas conclure que l'Europe ne s'occupe plus de la France. Elle a les yeux fixés sur nous et ce qui se passe chez nous n'est pas pour lui plaire.
”
Source : Gallica

Monarchie (1886)

“ Ce qui distinguera la Monarchie de la République à l'égard du suffrage universel, c'est que la première ne voudra pas, à l'imitation de la seconde, transformer tous ses fonctionnaires en simples courtiers électoraux. Elle les maintiendra pour son honneur, celui de la nation, celui du suffrage universel lui-même, dans ce rôle d'administrateurs que les préfets de la République sacrifient aux tendresses ou aux menaces d'une députation corrompue et égoïste. ”
Source : Gallica

Monarchie (1886)

“ La France n'est pas un de ces peuples dont Rousseau disait qu'il était fort parce qu'il n'avait pas de voisins ou pouvait s'en passer.
Notre situation géographique ne nous permet pas de compter sans nos voisins.
Or quelle est aujourd'hui la puissance à laquelle la France irait demander de l'aider pour en repousser une autre, si l'Europe venait à s'inquiéter de l'état de désordre qui règne dans notre pays ? Pouvonsnous bien parler de sympathie ou d'alliance à un moment où nos voisins nous refusent leur concours pour une simple exposition.
”
Source : Gallica

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