Résumé

Quatre Lettres d'un conservateur libéral à un républicain libéral et conservateur aussi (1873)

Malgré l'attachement, plus grand que nature, que vous me supposez pour l'ancien régime, vous me rendez cette justice que je ne suis pas un admirateur aveugle des abus d'autrefois, non plus que, de mon côté, je ne vous range parmi les hommes pour qui la Révolution française est, sous tous ses aspects, une arche sainte, un tout compacte et homogène qu'il faille honorer jusque dans ses excès.
Source : Gallica

Quatre Lettres d'un conservateur libéral à un républicain libéral et conservateur aussi (1873)

Toutefois, je ne saurais admettre avec vous que, si on n'a pas la volonté ou si on ne se sent pas la force de supprimer absolument le suffrage universel, il faille, par prudence, se résigner à le garder tel qu'il est. Vingt-cinq ans d'âge, deux ans de domicile, et, comme sous la première république, trois journées par an de travail à l'État pour être citoyen actif, ne me semblent pas des conditions déraisonnables et tellement anti-démocratiques qu'il y ait lieu d'en prendre ombrage.
Source : Gallica

Quatre Lettres d'un conservateur libéral à un républicain libéral et conservateur aussi (1873)

Et d'ailleurs, dans un pays bouleversé, comme le nôtre, par cent ans bientôt de révolutions, de surprises et d'escamotages, ce qu'il faut d'abord, c'est que tous les honnêtes gens se rapprochent; c'est que, sans abdiquer leurs opinions sur la préférence à donner à telle ou telle forme de gouvernement régulier, ils luttent ensemble contre le césarisme, d'une part, contre l'anarchie, de l'autre. De cette union seulement pourra sortir, à l'état stable, soit une république conservatrice, soit une monarchie libérale.
Source : Gallica

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