Résumé

Jean-André Broque Un conservateur à ses coreligionnaires politiques (1872)

Avec le temps, tous les peuples sont appelés à subir son empire ; tous ceux qui sont encore courbés sous le joug monarchique sont comme des astres, errant à l'aventure au milieu de l'espace; mais patience, ces peuples finiront aussi par rencontrer l'orbite révolutionnaire qui leur a été tracée, et par s'y engager. Alors commencera le règne de l'harmonie universelle, harmonie qui s'établira dans l'ordre politique comme elle existe dans notre admirable système planétaire. C'est alors qu'on pourra dire avec justesse que la République est la révolution (c'est-à-dire, l'ordre) en permanence.
Source : Gallica

Jean-André Broque Un conservateur à ses coreligionnaires politiques (1872)

Se placer ainsi sur le terrain de la République et arborer franchement son drapeau, c'est retirer fraternellement des mains du parti républicain le levier qui lui sert à ébranler et renverser les trônes ; c'est rendre possible la stabilité gouvernementale et fermer la porte aux révolutions, dont chacune enfle si énormément le budget et les impôts ; enfin c'est procurer à notre bien-aimée patrie, à notre malheureuse France, la paix, la tranquillité, le repos, dont, après de pareilles secousses, elle éprouve si impérieusement le besoin.
Source : Gallica

Jean-André Broque Un conservateur à ses coreligionnaires politiques (1872)

La REPUBLIQUE et les REPUBLICAINS.
Cholet, le S février 1871.
Pauvre République, à laquelle tant de gens de bonne volonté étaient disposés à se rallier, ce sont tes fervents apôtres qui sont tes plus cruels ennemis. On dirait des amants que transporte une monomanie jalouse au point de vouloir pour eux seuls le monopole de tes caresses et de tes faveurs, des amants qui te disent brutalement : Sois à nous, tout à nous, rien qu'à nous, sous peine de disparaître à jamais.
Source : Gallica

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