Ernest Duvergier de Hauranne

Ernest Duvergier de Hauranne

Résumé

Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne La République et les anciens partis

Quelle raison peuvent-ils avoir d’alarmer l’opinion publique, d’affaiblir un gouvernement qui est encore leur seule sauvegarde contre le radicalisme ? Il serait plus sage, plus habile d’entrer loyalement dans la république, de la conquérir à leurs idées. C’est leur droit, comme le nôtre à tous, et les radicaux ne peuvent pas plus leur en interdire l’usage qu’ils ne peuvent eux-mêmes contester aux radicaux le droit de les combattre. Pourquoi, quand on peut se défendre en plein jour et prendre le monde a témoin de sa vertu, préférer la guerre des subterfuges, des embuscades et des aventures ?
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Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne La République et les anciens partis

Quant à la force, il n’en est pas question, et personne, il faut l’espérer, ne songe à s’en servir pour contraindre l’opinion de la France. C’est donc à la volonté nationale qu’on doit aujourd’hui s’adresser. Le seul moyen de refaire l’ancienne royauté est de se réconcilier avec l’opinion publique, au lieu de la braver maladroitement tous les jours avec une intrépidité qui ressemble à de la folie ; c’est de faire de la politique sensée, positive et vraiment nationale, au lieu de se livrer à des divagations mythologiques qui exaspèrent le pays, quand elles ne le font pas rire.
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La république, telle que nous l’entendons, c’est-à-dire le règne de la loi, est-elle donc impossible dans une société comme la nôtre ? Notre démocratie française est-elle un terrain mouvant où l’on ne peut rien fonder de solide ? Est-elle éternellement condamnée, comme le dieu de la fable, à dévorer ses enfans ? Doit-elle défaire chaque matin ce qu’elle a fait la veille, et détruire successivement toutes les institutions qu’elle se donne ? Soyons de bon compte, et ne nous payons pas de mots : le grand défaut de notre nation n’est pas son goût pour l’anarchie
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