Étienne Lamy,
L'Assemblée nationale et la dissolution
(1872)
“ Péril, si l'armée est défaite, car il n'y a plus rien à qui le pouvoir vaincu puisse en appeler ; péril si l'armée est victorieuse, car elle cesse d'être un instrument pour devenir un arbitre. Ce calme même précaire et menaçant, qui l'assure ? Qui a discipliné l'armée ? Qui suspend les périls? Ce n'est pas l'Assemblée, c'est un homme. Qu'aurait-elle fait s'il n'eût été là ? S'il disparaît, que fera-t-elle? Entre des calamités toutes prêtes et la France il n'y a qu'une vie de soixante-quinze ans, elle peut être achevée demain, et voilà le régime qu'au nom du salut public il faut conserver ! ”
