Résumé

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La Fin de la République, par M. Ernest Merson… (1852)

Sans écouler les vulgaires conseils de la haine, des préférences ou de l'ambition déçue, il s'associera loyalement à la grande oeuvre de restauration qui s'opérera ; et, envisageant uniquement l'intérêt du pays, l'affermissement de la société, le triomphe du grand principe d'autorité si violemment compromis par tant de révolutions successives, il s'empressera d'apporter pieusement sa pierre à l'édifice de l'avenir.
La passion politique, dévoyée ou haletante, essaiera sans doute de le châtier d'avoir concouru au travail glorieux qui doit assurer l'existence sociale et la paix du monde.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La Fin de la République, par M. Ernest Merson… (1852)

Et lorsqu'il crée un régime nouveau, une dynastie nouvelle, quelle puissance au monde espérerait entraver son oeuvre ou la dissoudre ?
La France n'a pas seulement le pouvoir de faire ce qu'elle fait ; elle en a de plus le droit, et c'est là précisément la garantie, de l'édifice qu'elle se plaît à construire. Elle opère sur un sol libre, d'où tout a disparu, jusqu'aux vestiges du passé ; aux matériaux des anciens jours elle préfère des éléments nouveaux; la royauté constitutionnelle lui semble impuissante à clore l'ère des révolutions, et elle choisit l'Empire
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La Fin de la République, par M. Ernest Merson… (1852)

Soit générosité, soit calcul, — soit commisération, soit lâcheté, l'Assemblée entre les mains de laquelle passèrent tous ses pouvoirs, grava sur son tombeau qu'il avait bieu mérité de la patrie ; mais la France, émue et indignée, refusa de ratifier ce décret menteur; la conscience publique protesta contre un vote imprudent ou coupable, et le pays livra à l'histoire le gouvernement qui venait de finir, en le couvrant de ses anathèmes et de ses mépris.
Source : Gallica

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