Résumé

Le Vrai Parti conservateur (1886)

“ Les fauteurs de désordre ou de tyrannie savent bien qu'ils n'ont pas de pire ennemi que cette classe intermédiaire sortie du peuple, mûrie par l'expérience, capable de s'élever jusqu'au gouvernement et qui en assure l'équilibre.
Quand cette race bourgeoise est forte et saine, le gouvernement libre s'établit de lui-même; quand elle s'affaiblit, le contrôle devient vacillant ; lorsqu'elle perd confiance, qu'elle s'abandonne, la nation est bien près de chercher un maître.
Ce qui mérite de nos jours la plus douloureuse attention, c'est le progrès de l'abstention dans le sein de la bourgeoisie.
”
Source : Gallica

Le Vrai Parti conservateur (1886)

“ Comment la force de la royauté consiste en son prestige et pourquoi ce prestige ne peut renaître d'une manière durable, lorsque l'intérêt seul gouverne une nation.
Nous venons de voir que la masse flottante de la France n'est attachée ni à un régime, ni à un système, ni à une dynastie. Autrefois, elle aimait le roi ; elle était liée de coeur à une famille. Cet amour du peuple pour le roi a jeté ses derniers feux sous Louis XV. Il semble que la nation trahie ait rougi de l'avoir surnommé le « bien-aimé » et que depuis elle ait refusé de donner son coeur à un homme.
”
Source : Gallica

Le Vrai Parti conservateur (1886)

“ Qui ne voit le péril ? Il nous presse de toutes parts. Tous ceux qui ont le souci de la patrie le sentent, nous vivons sans gouvernement, nous allons à la dérive. Il n'est pas un coeur qui ne se serre à la vue des maux présents et en prévision des catastrophes de demain. Le pays est effrayé. Soyez sûr qu'il ira à celui qui lui montrera le plus de courage et le plus d'intelligence.
Fatiguée des irrésolutions et des mensonges, discernant l'incapacité de ses gouvernants, la France, en octobre 1885, a voulu essayer de la droite : elle a doublé le nombre des adversaires de la République.
”
Source : Gallica

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