Résumé

La Situation politique. Les fautes des républicains et des conservateurs… (1889)

La vérité, c'est surtout que le pays commence à voir les résultats de la politique radicale et qu'il se révolte non contre le régime, mais contre le gouvernement qu'il subit.
Ce que hait la France ce n'est pas le régime parlementaire. Le régime parlementaire, c'est une abstraction et le suffrage universel n'aime ni ne hait les abstractions; il ne les comprend pas et ne s'en inquiète guère. Un régime vaut, aux yeux de la masse, ce que valent la politique et les actes de ceux en qui le régime s'incarne, de ceux qui exercent le pouvoir, qui sont le gouvernement.
Source : Gallica

La Situation politique. Les fautes des républicains et des conservateurs… (1889)

On n'est pas digne du nom d'homme d'État quand, parce qu'on ne sait pas résister à ses ardeurs ou parce qu'on n'a pas le courage de lutter contre les ardeurs des autres, parce qu'on craint d'être accusé de tiédeur ou d'être traité en suspect par une poignée d'hommes aux exigences insatiables, on se fait le promoteur de mesures funestes ou le complaisant d'un parti dont on n'acquiert les faveurs qu'au prix du sacrifice humiliant de son indépendance. On n'est homme d'État, on n'est homme politique qu'à la condition de n'avoir ni passion ni faiblesse.
Source : Gallica

La Situation politique. Les fautes des républicains et des conservateurs… (1889)

Dans le domaine politique, administratif, judiciaire, économique, dans celui de la conscience, l'intervention du gouvernement s'exerce, au nom de la raison d'État, avec une activité qu'aucune considération ne modère. Fortifier le pouvoir central, lui donner des moyens d'action puissants, briser tout ce qui l'entrave, voilà la préoccupation unique, le but de tous les efforts. Pour atteindre ce but, rien ne coûte, rien n'arrête. « Faisons ce qui nous sert ; chassons, supprimons ou opprimons qui nous gêne. » Voilà la formule des radicaux; elle répond à tout.
Source : Gallica

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