Résumé

E. Vacherot La République constitutionnelle et parlementaire

La France n’a jamais été moins qu’aujourd’hui un pays de conspiration, son armée n’ayant d’autre passion que l’amour de la patrie, ni d’autre ambition que d’en défendre l’indépendance et l’honneur. Jusqu’ici elle n’a connu que son drapeau, et tout gouvernement serait bien imprudent de vouloir qu’elle se passionnât pour une cause ou un parti politique, car alors elle se diviserait, et ses régimens en viendraient aux mains, comme dans un pays voisin. La paix au dehors est assurée, puisqu’elle est un besoin pour l’Europe comme pour la France.
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E. Vacherot La République constitutionnelle et parlementaire

Toute démocratie, si elle ne préfère un maître, doit donc vouloir un parlement et une constitution, un parlement qui gouverne pour elle, une constitution qui serve de règle tout à la fois à l’initiative parlementaire et à la volonté populaire. S’il est un régime politique qui ne puisse se passer d’une constitution, c’est notre démocratie républicaine. Quand un pays n’a plus ni monarchie, ni aristocratie, ni aucune institution héréditaire, où veut-on que son gouvernement trouve son assiette, sinon dans une constitution ?
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E. Vacherot La République constitutionnelle et parlementaire

Le régime de la discussion a ses inconvéniens, surtout chez un peuple prompt à en abuser. Nous savons par expérience qu’il ne nous coûtera jamais aussi cher que le gouvernement du silence. Un peuple peut être tranquille, tant que ses destinées se discutent en plein parlement. Là il n’y a place ni pour la fantaisie ni pour l’aventure, parce que la lumière qui finit par jaillir de la discussion dissipe les chimères et les fantômes. C’est quand elles se jouent dans le cabinet d’un maître, quel qu’il soit, césar de caserne ou dictateur de parti, que le pays doit trembler.
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