E. Vacherot

Élements biographiques

E. Vacherot La Science et la Conscience

Un tel Dieu n’est pas un océan où puisse se perdre tout ce qui s’y absorbe; c’est un foyer où se concentre l’âme humaine pour y ranimer, y purifier, y transfigurer sa propre nature, y devenir plus intelligente, plus aimante, plus libre que jamais de la liberté des enfans de Dieu. Que la grâce ne soit qu’une sorte de projection de la conscience humaine, ainsi que le pense la philosophie; que la conscience au contraire ne soit qu’un reflet de la grâce, ainsi que le prétend la théologie, qu’importe, si ces deux choses n’en font qu’une au fond?
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E. Vacherot L’Ancien et le nouveau christianisme

N’est-ce pas la religion des simples de cœur et d’esprit telle que l’enseignait Jésus au peuple de Galilée? On n’y fait appel ni à la théologie, ni à la métaphysique, ni à l’érudition, ni à la critique, ni à aucune science d’école; on n’y parle qu’à la conscience, qui, seule, doit répondre. Sentir, aimer, tout le nouveau christianisme est là; sentir la vérité intime, la vérité du cœur, c’est-à-dire le beau, le juste, le bien, l’aimer dans la personne du Christ.
Nous ne sommes pas de ceux que la passion de la pure philosophie rendrait indifférens à un tel progrès de la vie religieuse.
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E. Vacherot Revue des Deux Mondes

La politique d’état peut être plus ou moins noble, plus ou moins correcte dans l’emploi des moyens. Elle a un idéal, puisque son but domine toute ambition de personne ou de parti. Elle a un horizon, puisqu’elle se place à la hauteur de l’intérêt national pour voir et juger toutes choses. La politique de parti n’a pas de but, à proprement parler, puisque la possession du pouvoir, qu’elle vise uniquement, n’est qu’un moyen pour toute politique digne de ce nom. Elle n’a pas d’horizon, puisqu’elle regarde et juge tout au point de vue de la conservation personnelle.
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