Résumé

E. Vacherot La Psychologie contemporaine - L’école naturaliste…

Comment se reconnaître dans cette psychologie si concrète qu’on appelle l’histoire, si l’on n’a pas d’autre flambeau que l’expérience historique elle-même ? C’est ainsi que l’historien qui n’éclaire pas son sujet des lumières de la conscience arrive inévitablement à faire de toutes les institutions politiques, sociales, religieuses, qui ont duré et dominé, autant de principes éternels de la nature humaine.
Source : Wikisource

E. Vacherot La Psychologie contemporaine - L’école naturaliste…

Quand la volonté obéit à la raison, elle est libre, alors même que cette obéissance, en devenant constante, prend le caractère d’une loi. Quand la volonté obéit à la passion, au penchant, elle est encore libre, alors même que cette faiblesse serait passée en habitude. La loi ici n’implique pas la nécessité comme dans le monde physique. L’entière et constante soumission de la volonté à la raison est la loi du sage. En est-il moins libre pour cela ? Les moralistes de l’école expérimentale diraient oui ; la conscience du genre humain a toujours cru le contraire.
Source : Wikisource

E. Vacherot La Psychologie contemporaine - L’école naturaliste…

Tous les philosophes, depuis Aristote jusqu’à Hegel, ont remarqué la supériorité de la vue et de l’ouïe sur les autres sens, en observant que la vue et l’ouïe sont proprement les sens du beau. Or. cela n’est vrai que pour l’homme. Aucun animal n’a le sentiment du beau. Cette différence ne tiendrait-elle pas à une différence essentielle d’intelligence entre l’animal et l’homme ? À parler rigoureusement, l’ouïe et la vue devraient être considérées comme les organes et non les facultés du beau. Rien n’est moins douteux.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature