Charles-Marie Tresvaux du Fraval

Résumé

Charles-Marie Tresvaux du Fraval Patriotisme et égoisme ou la politique et les politiques… (1877)

On voit quelle nécessité il y a de fortifier dans l'armée ce grand sentiment du devoir, reposant sur ce qu'on doit à Dieu et à la Patrie.
Un ministre de la guerre le disait à la tribune : « Enlevez au soldat l'espoir de la récompense dans une vie meilleure, et de quel droit viendrez-vous lui demander, après cela le sacrifice de la vie présente ? »
Voyez comme en Allemagne, en Russie, même chez les Turcs, on a pris soin de conserver dans l'àme des guerriers la croyance en Dieu et l'espérance d'un état meilleur après la mort. Aussi voyez comme-ils combattent.
Source : Gallica

Charles-Marie Tresvaux du Fraval Patriotisme et égoisme ou la politique et les politiques… (1877)

Fort de ce secours divin, l'homme ne pense plus à ses propres blessures, mais aux plaies qui épuisent le pays. Son amour-propre se métamorphose en patriotisme, son égoïsme en charité. Il se voit, ce qu'il est en réalité, comme une pauvre petite unité dans la masse ; et il rougit d'avoir tant pensé à lui et si peu aux autres.
Tant que l'on a à combattre que contre ses adversaires religieux ou politiques, la tâche est douce et facile
Source : Gallica

Charles-Marie Tresvaux du Fraval Patriotisme et égoisme ou la politique et les politiques… (1877)

Or, sans ces conditions essentielles, garantissant que le peuple, débarrassé des prôneurs radicaux et immoraux, rendu à lui-même, à sa foi, à son patriotisme, à son bon sens, à l'intelligence de ses intérêts, était mûr pour faire avec réflexion un acte aussi important que de décider, par son vote, des destinées de la patrie, il fallait toutes les illusions des sophistes politiques, pour espérer un autre résultat que celui que déplorent tous les bons Français.
Source : Gallica

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