Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le commencement de la fin (1879)

La République ne serait pas une forme de gouvernement inacceptable en elle-même ; mais, en France, les républicains eu font le pire des régimes. Avant qu'il ne fût au pouvoir, M. Thiers avait dit : « La République tourne toujours au sang ou à l'imbécillité » ; depuis, il a déclaré que la République serait conservatrice ou qu'elle ne serait pas. La République, en effet, est la Révolution en permanence dans un Etat, lorsqu'elle n'a pas pour elle la partie conservatrice, c'est-à-dire la meilleure partie de la nation. Or, la Révolution corrompt, glace et énerve les coeurs
Source : Gallica

Paul Féval Le commencement de la fin (1879)

En France, particulièrement, jamais le clergé catholique ne fut plus exemplaire, plus savant, plus dévoué ; jamais les hommes sans religion n'eurent moins de griefs contre lui ; et cependant, grâce à l'ignorance et au fanatisme anti-religieux de la foule, grâce à l'habileté des meneurs, avocats, journalistes, commis-voyageurs et cabaretiers, le déchaînement contre le clergé est presque général. L'armée innombrable des intrigants, des ambitieux, des hommes de plaisir et d'argent, sans compter les dupes honnêtes qui en forment l'arrière-garde, est tout entière sur pieds pour le combattre.
Source : Gallica

Paul Féval Le commencement de la fin (1879)

Un jour, l'utopie de la République est passée dans le domaine des faits accomplis. Cette République, toujours attaquée et toujours triomphante, c'est la religion chrétienne. Elle a vu crouler autour d'elle, par milliers, les Royaumes, les Républiques et les Empires, sans en être ébranlée. Chez elle, les mots de liberté, d'égalité et de fraternité ne sont plus un masque pour toutes les licences; tout homme ne dépend que de Dieu et de sa conscience; le pauvre et le riche, l'infirme et le fort, le puissant et le faible, ont des droits égaux.
Source : Gallica

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