Résumé

Gallus La République et les républicains (1891)

Voilà l'exposé bref et net de ce que fait le gouvernement :
liberté, la civilisation, si le fait accompli prime toute autre considération ? Cette affirmation est la justification en droit, la légitimation la plus absolue de l'insurrection et des conspirations. Si le fait accompli est tout, s'il est vrai que le fait crée le droit, dès lors la seule préoccupation des partis doit être d'accomplir ce fait dont la réalisation rendra leur pouvoir légitime: la force devient l'unique arbitre, la seule règle de la politique et la société est livrée à tous les hasards de la violence.
Source : Gallica

Gallus La République et les républicains (1891)

Notre République est malpropre et malfaisante, grotesque et ridicule. Montesquieu a dit que : « la base du gouvernement républicain doit être la vertu politique et que cette vertu est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible ; » si pénible, en effet, que l'on peut dire des républicains actuels ce que Charlotte Corday a dit des Français de son temps : « Presque tout est égoïsme. quel triste peuple pour faire une République. » Egoïstes et rapaces, prodigues du bien public et ménagers du leur ; ce ne sont pas des républicains, ce sont des publicains.
Source : Gallica

Gallus La République et les républicains (1891)

La religion contient la seule force sur laquelle une société libre peut s'appuyer pour vivre et l'esprit religieux d'un peuple doit croître en raison même du degré de liberté de ce peuple : la liberté augmentant bien plus la somme des devoirs que celle des droits.
« Croire que le christianisme ne fait que des chrétiens, c'est se tromper étrangement : il fait en même temps et par surcroît des citoyens ; il fait ce tempérament national, cette sorte de trésor public dans lequel se puisent à pleines mains l'autorité sans despotisme, l'indépendance sans révolte. »
Source : Gallica

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