Résumé

Un de plus ; par le marquis de Talleyrand-Périgord (1877)

Jamais, depuis le commencement de ce siècle, même pendant les dix-huit fameuses années de l'Empire, jamais les finances de la France n'ont montré un caractère plus solide, une cote plus élevée qu'aujourd'hui. Chacun sait ce que vaut l'argent de notre temps. Il tient une place tellement énorme dans l'existence des États comme dans celle des individus, que le public ne le confie aux États qu'avec une prudence devenue presque excessive aujourd'hui. Or, à la fin de la guerre, le public aurait-il prêté à un gouvernement autre que celui de la République ?
Source : Gallica

Un de plus ; par le marquis de Talleyrand-Périgord (1877)

Pendant longtemps, en France, la noblesse et le clergé la possédaient, à l'exclusion du plus grand nombre, et cela par suite d'un despotisme intolérable. La Révolution, en brisant l'arbitraire, donna à chacun la possibilité de s'élever, et l'argent devint impuissant instrument d'égalité.
La noblesse française, à l'inverse de la noblesse des pays protestants, avait fait du travail une chose incompatible avec la dignité personnelle. Cet esprit absolument absurde existe encore aujourd'hui dans bon nombre de familles. Un gentilhomme ne doit pas
travailler !
Source : Gallica

Un de plus ; par le marquis de Talleyrand-Périgord (1877)

Boudeuse et haineuse contre l'Ogre de Corse ou Monsieur de Buonaparte, la noblesse s'allia aux mécontents dans le clergé et forma un parti ou, pour mieux dire, une coterie, coterie la plus dangereuse, comme la plus frivole, absolument anti-patriotique et anti-française : le cléricalisme. Pour ce parti, la France n'est pas en France : elle est à Rome.
Le principe de la soumission de la conscience humaine à l'Eglise et celui du Droit divin ne firent plus qu'un, et « Périsse la France plutôt que le trône et l'autel ! »
Source : Gallica

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