Arthur Robert, La politique des campagnes : lettres à Pierre Mathurin… (1878)
“ Il fut un temps, — triste temps hélas ! — où l'on ne s'occupait pas de politique. Comme un jeune enfant débile, dans ses souffrances, se tourne vers sa mère, le peuple qui n'avait pas encore une idée de sa force, mettait sa confiance dans son souverain. En échange de cette protection, il devait payer, se taire et mourir au besoin. Et il mourait bien le pauvre manant ! Jamais il n'eût osé élever la voix et faire parvenir au pied du trône l'écho de ses misères et de ses souffrances ; il se croyait l'esclave, la bête de somme de ces maîtres farouches qu'on appelait le roi, l'empereur. ”
