Résumé

Arthur Robert La politique des campagnes : lettres à Pierre Mathurin… (1878)

Il fut un temps, — triste temps hélas ! — où l'on ne s'occupait pas de politique. Comme un jeune enfant débile, dans ses souffrances, se tourne vers sa mère, le peuple qui n'avait pas encore une idée de sa force, mettait sa confiance dans son souverain. En échange de cette protection, il devait payer, se taire et mourir au besoin. Et il mourait bien le pauvre manant ! Jamais il n'eût osé élever la voix et faire parvenir au pied du trône l'écho de ses misères et de ses souffrances ; il se croyait l'esclave, la bête de somme de ces maîtres farouches qu'on appelait le roi, l'empereur.
Source : Gallica

Arthur Robert La politique des campagnes : lettres à Pierre Mathurin… (1878)

Divisés sur la forme du gouvernement, repoussés par la nation qui ne veut plus d'eux, les réactionnaires sont atteints de la folie du désespoir et de la rage de l'impuissance. Ce qu'ils veulent à tout prix, c'est le pouvoir, c'est la domination. Qu'importe l'agitation du pays, l'inquiétude des esprits, le malaise du commerçant ; qu'importe que nous glissions sur la pente de l'abîme, que la France devienne pour l'Europe un objet de risée, pourvu que la République succombe et que les affamés de places, d'honneurs et de galons soient satisfaits.
Source : Gallica

Arthur Robert La politique des campagnes : lettres à Pierre Mathurin… (1878)

C'est la France vieillie, ignorante, servile, c'est la France qui meurt. Habitués à se courber sous la main d'un despote, nos pères ont éprouvé ce qu'il en coûte de faire l'abandon de ses libertés ; mais la leçon ils ne l'ont pas comprise et ils conserveront jusqu'à la mort le pli de la servitude. C'est à nous, mon cher Mathurin, de montrer la supériorité de la République sur la Monarchie en appelant autour de nous tous les Français. Par notre modération, notre sagesse, nous dissiperons tous les préjugés que nos adversaires entretiennent parmi nous.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature