Résumé

Gaston de Ludre Napoléon IV, par le Comte G. de Ludre… (1868)

Je ne prétend pas que l'Empereur mort ou affaibli par l'âge, la France se hâtera de changer la forme de son gouvernement, substituera la République à l'Empire. Rien ne nous autorise, jusqu'ici, à le penser. Mais il est certain que l'abnégation dont la nation a fait preuve pendant quinze ans, cesserait ce jour-là inévitablement, et qu'une femme ou qu'un adolescent seraient mal accueillis, s'ils venaient dire à la nation : « Il n'y a rien de changé en France, il n'y a qu'un chiffre ajouté à la dynastie. »
Source : Gallica

Gaston de Ludre Napoléon IV, par le Comte G. de Ludre… (1868)

Aussi, considérer une élection générale comme un verdict sans appel rendu par la nation, c'est fausser la lettre et l'esprit de toute Constitution démocratique. Laissons donc à l'Empereur le droit d'en appeler au pays. Exigeons seulement qu'une loi nous apprenne : quand, comment, sous quelle forme, après quel délai, surtout, cet appel peut être fait.
Passons à la seconde objection : « l'Empereur pourra toujours faire naître la guerre si bon lui semble. »
Source : Gallica

Gaston de Ludre Napoléon IV, par le Comte G. de Ludre… (1868)

Ne sont-ce pas là des prérogatives considérables et des fonctions capables de tenter l'ambition la plus haute. Plus la responsabilité de ses actes sera acceptée par le souverain avec franchise et loyauté, c'est-à-dire, sans l'arrière-pensée d'un coup d'Etat, plus il aura vis-à-vis des Chambres, vis-à-vis du pays, le droit d'avoir une politique personnelle, un jugement propre, une initiative hardie.
Le Souverain sera constamment menacé, ditesvous—j'en conviens, et je crois qu'il est bon que le pouvoir ne vive pas dans une sécurité complète.
Source : Gallica

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