Alphonse Léon de Delley de Blancmesnil

Résumé

Alphonse Léon de Delley de Blancmesnil La France et l'empereur en 1869… (1869)

Quant à l'égalité (et c'est sans doute l'amour de l'égalité que M. Guizot nomme l'adoration de la démocratie) , quant à l'égalité, on ne la veut en France que pour en sortir; c'est-à-dire on veut abaisser d'abord à son niveau tout ce qui le dépasse, afin de pouvoir ensuite dépasser ce niveau de toute l'élévation que l'on peut se donner. L'amour de l'égalité n'est donc pas plus sincère que celui de la liberté. Chez nous la liberté, l'égalité sont des machines de guerre, qui du reste, si on les soumet à un examen attentif, s'excluent mutuellement.
Source : Gallica

Alphonse Léon de Delley de Blancmesnil La France et l'empereur en 1869… (1869)

Si l'Empereur était convaincu qu'une constitution écrite et même jurée n'a aucune force réelle quand l'opinion ne la soutient pas, que la nation ne veut plus être à la merci d'un soubresaut d'une volonté unique, et qu'elle entend décider elle-même de ses destinées, de crainte, par exemple, d'être à son insu, et d'une minute à l'autre, jetée peut-être dans une guerre d'extermination, si l'Empereur était convaincu qu'il n'y a pas moyen de répudier ces voeux aussi formels que légitimes, il aurait à décider la marche qu'il croirait préférable de choisir pour y satisfaire.
Source : Gallica

Alphonse Léon de Delley de Blancmesnil La France et l'empereur en 1869… (1869)

Celui qui relève du suffrage universel doit faire voeu d'une soumission absolue à ce maître souverain.
Le suffrage universel, comme nous l'avons dit dans notre première lettre (1) , est l'organe de la démocratie, c'est-à-dire du peuple qui se compte sur une question qui lui est posée. La majorité des votes prouve de quel côté est la force numérique, matérielle, et tout est dit. Le suffrage universel fait impunément ce qu'il veut. Il retire ce qu'il a donné, il rend ce qu'il a ôté.
Source : Gallica

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