Résumé

Alfred Desmasures La République française en 1879

Quelles surprises nous réserve cet article de la constitution qui donne cent mille fois moins de souveraineté à l’habitant éclairé des grandes villes qu’à celui du plus petit des hameaux où il ne pénètre aucun rayon de lumière intellectuelle ! Quoi qu’il arrive la réaction sera impuissante.
Supposons, ce qui est improbable, qu’elle triomphe aux élections sénatoriales et qu’elle continue à être la majorité au Sénat : la réaction ne serait que ce qu’elle est aujourd’hui ; impuissante à faire le mal et empêchant le bien.
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Alfred Desmasures La République française en 1879

La république est le droit, les deux tiers des français sont républicains, aucune forme de gouvernement n’a pu être appuyée par une majorité de citoyens plus dévoués et ce gouvernement est encore contesté ; il est forcé, semble-t-il, de n’oser s’affirmer.
Être républicain n’est plus un crime puni par la déportation, mais il est encore dangereux de l’être sincèrement ; les guides de la réaction, les jésuites, sont plus puissants qu’ils ne l’ont jamais été
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Alfred Desmasures La République française en 1879

Ce n’est pas l’année 1880 que nous devons craindre, mais les derniers jours de 1878 et les premiers de 1879, car il dépendra des élections qui vont être faites d’avoir la constitution définitive de la République sans secousse.
VI. — l’empire décapité
Napoléon III est mort ; l’empire n’a plus sa tête, mais la majeure partie de ses institutions existe encore. D’après notre droit public tous les citoyens formant le souverain sont égaux devant la loi et peuvent manifester leurs pensées comme des souverains, des membres de la nation.
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