Résumé

Nicolas Jean-Baptiste Boyard Révision immédiate de la Constitution avec la sanction du peuple (1850)

La Constitution de 1848, on peut le dire, ne se compose que de deux mots : RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE. Elle n'a pour base aussi que deux mots : SUFFRAGE UNIVERSEL. Otez-en ces quatre mots, ce n'est plus que la Charte de 1830. Aussi toutes les fureurs de l'esprit de parti se liguentelles contre ces mots, sublimes selon les uns, infâmes selon les autres.
Nous, au contraire, nous disons : RESPECT A LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE, mais empêchons qu'elle ne devienne anarchique; c'est l'inlérêt de tout le monde, même des anarchistes, qu'il faut sauver malgré eux.
Source : Gallica

Nicolas Jean-Baptiste Boyard Révision immédiate de la Constitution avec la sanction du peuple (1850)

Or, quand il s'agit d'une question qui touche tout le monde, que tout le monde envisage, que chacun dans sa sphère croit comprendre ; quand, de toutes parts, on s'étonne de l'inaction des pouvoirs publics, il doit être permis à ceux qui écoutent, qui considèrent attentivement la physionomie du peuple inquiet du présent autant que de l'avenir, de donner nettement leur avis, ne fût-ce que pour provoquer l'examen de cette question, aux risques d'un peu d'agitation.
Le statu quo est la loi des ennemis de la lumière. Plus ils craignent, plus ils s'efforcent de rester immobiles.
Source : Gallica

Nicolas Jean-Baptiste Boyard Révision immédiate de la Constitution avec la sanction du peuple (1850)

Dans notre système, nul ne serait électeur avant l'âge de vingt-cinq ans, ce qui serait conforme à l'ensemble de nos lois civiles ou politiques, dont aucune n'a descendu l'âge de plein exercice des droits de citoyen ou d'électorat au - dessous de vingt-cinq ans. Chose étrange ! quand il s'agit de certains actes de la vie individuelle, la loi veut que l'on ne puisse le faire qu'à l'âge de vingt-cinq ans, et quand il s'agit de l'acte le plus important de la vie politique, il suffit d'en avoir vingt-etun. L'esprit qui a dicté cette disposition de la Constitution est évidemment mauvais.
Source : Gallica

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