Michel de Bourges,
Discours politiques
(1840)
“ Qu'avons-nous fait après la révolution de juillet? Au lieu de reconnaître ce droit, le droit de la souveraineté de la nation, de le proclamer, de le sanctionner, de le mettre en action, nous avons écrit dans nos codes que désormais 200,000 citoyens seraient exclusivement appelés à faire la loi. Ainsi, sur 35 millions d'hommes dont la nation se compose, quatre à cinq millions jouissent du privilège odieux d'imposer des lois aux trente autres millions. Ainsi, en France, après deux révolutions scellées du sang du peuple, il s'est trouvé encore des maîtres et des esclaves. ”
