Résumé

Léon Guibert Quelques vues pour une nouvelle législation électorale… (1831)

Jetez un nouveau coup d'oeil sur les classes de citoyens qui concourent, dans mon système, aux fonctions électorales, et dites-moi si l'impôt, bien qu'il ne soit plus la condition essentielle et unique, a lieu de se plaindre de sa situation nouvelle ? Pensez-vous qu'il y ait beaucoup de propriétaires et de patentés qui ne fassent pas partie de mes différentes catégories ? Pour moi, je ne le pense pas. L'impôt, comme je le dis plus haut, est primé, mais non pas exclu par l'intelligence ; il joue le seul rôle pour lequel il soit fait : celui de subordonné.
Source : Gallica

Léon Guibert Quelques vues pour une nouvelle législation électorale… (1831)

Très certainement il n'y avait au monde qu'une assemblée nationale, ou de profonds rêves creux comme ces habitans de l'île volante de Laputa, dont Gulliver nous parle dans ses voyages, pour imaginer et mettre en circulation une combinaison électorale telle que celle qui repose sur la base trinitaire du territoire, de la population et de l'impôt, mélange incohérent et bizarre, amalgame indigeste de problèmes tout à la fois géométriques, arithmétiques et financiers; restés et condamnés rester éternellement sans solution, par la raison qu'ils sont invinciblement insolubles.
Source : Gallica

Léon Guibert Quelques vues pour une nouvelle législation électorale… (1831)

Il y a long-temps que j'entends dire que l'égalité est la passion dominante des Français. Moi je trouve qu'il n'y a pas d'assertion plus fausse et plus difficile à prouver. Il n'y a pas, au contraire, de nation au monde si vaine, et dont la passion dominante soit plus celle des distinctions et des priviléges. Dans ce bon, cet excellent pays de France, je remarque que chacun souhaite que son voisin, quand il est haut placé, descende à son niveau, mais ne souffre pas, quand ce voisin est au-dessous, qu'il s'y élève.
Source : Gallica

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