Capacité électorale

Définition et enjeux

Eugène Renault,  Observations sur le projet de loi électorale… (1831)

“ Lors même que la loi n'exigerait que 50 francs de contributions pour jouir de la capacité électorale, ce vice n'en existerait pas moins.
L'électorat est le premier degré de représentation des hommes composant la société politique; une nation de trente-deux millions d'habitans doit assurément compter plus de représentans que celle qui ne serait composée que de quinze millions d'hommes. C'est l'élite du peuple qui doit le représenter : l'intelligence et la fortune, voilà les présomptions de l'amour des citoyens pour l'ordre public; voilà les garanties qu'ils offrent à la société.
”
Source : Gallica

Antoine-Élysée Cherbuliez,  Études sur la loi électorale du 19 avril 1831… (1840)

“ Ce simple énoncé de ce qui constitue la capacité électorale suffit pour faire comprendre qu'elle ne saurait se trouver chez tous les citoyens, ni être également répandue parmi les diverses classes de la société. De là résulte, en général, la convenance de n'accorder les droits électoraux qu'aux citoyens chez lesquels un certain développement d'intelligence pourra être constaté, ou tout au moins présumé ”
Source : Gallica

Laurent Achille d' Esmond,  Le Retour d'une ovation, ou Un petit épisode du grand progrès… (1866)

“ Aussi, en resserrant le cercle de la compétence électorale d'une rustique plébicule, comme du joyeux chantier, les votes en seront d'autant plus honorablement acquis à l'heureux candidat, que les électeurs seront plus libres de s'entourer de tous les moyens d'entente et de concert propres à assurer la sincérité et l'indépendance du scrutin. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature