Résumé

Ferdinand Béchard Réforme électorale. Lettre de M. Ferdinand Béchard… (1843)

Le vote universel, même avec les deux degrés d'élection, pourrait effrayer les amis de l'ordre, s'il s'agissait de jeter pêle-mêle sur la place publique une tourbe populaire privée d'organisation, et ne représentant que des volontés individuelles. Mais intéressés, comme nous le sommes, au maintien de l'ordre matériel, dépositaires des grands principes par lesquels les sociétés vivent et se perpétuent, nous ne risquerons certainement pas dans une réforme révolutionnaire les conditions de notre avenir social et politique. Le parti de l'ordre ne saurait mentir à ses intérêts et à ses principes.
Source : Gallica

Ferdinand Béchard Réforme électorale. Lettre de M. Ferdinand Béchard… (1843)

L'abaissement du cens, loin de corriger les vices du monopole, ne tendrait qu'à abaisser le niveau des influences et à rendre le parlement un peu plus médiocre encore.
Le suffrage universel direct, en étendant outre mesure l'action de l'individualisme, livrerait le pays au despotisme du nombre et aux hasards des révolutions.
La seule réforme, digne des sympathies des bons citoyens, serait celle qui s'attaquerait nettement et sans arrière-pensée à la lèpre de l'égoïsme, et qui chercherait à rendre à l'esprit public le désintéressement patriotique qui va toujours s'affaiblissant.
Source : Gallica

Ferdinand Béchard Réforme électorale. Lettre de M. Ferdinand Béchard… (1843)

Quant au reproche fait à l'élection à deux degrés, de tendre à exagérer l'influence de la grande propriété, je crois d'abord qu'il est injuste de considérer comme trop aristocratique un système électoral qui reconnaît les droits de tous, et qui n'admet d'autres limites à leur exercice que celles qui naissent, non de l'arbitraire ou de l'usurpation, mais de la force même des choses.
Source : Gallica

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