Résumé

La réforme parlementaire (1834)

“ Le serment politique était inconnu sous l'ancienne monarchie : il est en opposition avec le principe de la monarchie élective ; il blesse à la fois la liberté de la conscience, le droit de la propriété et la souveraineté du peuple.
Le serment est une barrière d'autant plus immorale , d'autant plus odieuse, qu'elle n'est un obstacle que pour les hommes d'honneur et de conscience de tous les partis.
Mais le pouvoir s'en est fait un rempart pour resserrer l'élection dans le cercle étroit de ses amis et pour en bannir ses ennemis, l'Honneure et la Conscience.
”
Source : Gallica

La réforme parlementaire (1834)

“ Elle doit disparaître, cette démarcation arbitraire et odieuse qui rappelle la tyrannie et, l'esclavage antiques, qui sépare la France en deux nations, qui crée cent soixante-douze mille citoyens et six millions d'ilotes.
Comme le droit d'élire est un droit, et non une concession, nul ne peut prononcer des exclusions, ni poser des restrictions ou des limites; le pouvoir ne peut le soumettre à aucune condition de cens ou de serment.
”
Source : Gallica

La réforme parlementaire (1834)

“ Le cens est un intérêt de parti : l'élévation ou l'abaissement du cens amène la représentation de tel ou tel parti ; l'abolition du cens amènera la représentation de la France.
Il n'y a rien qui borne autant le choix des électeurs que le cens d'éligibilité. Pourquoi borner, pourquoi contraindre l'électeur dans ses choix? L'élection, de libre qu'elle doit être, devient forcée.
”
Source : Gallica

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