Serment politique

Définition et enjeux

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Napoléon le Petit

“ Février avait aboli, avec raison, le serment politique, et la Constitution, avec raison également, n’avait conservé que le serment du président. Ce serment avait le double caractère de la nécessité et de la grandeur ; c’était le pouvoir exécutif, pouvoir subordonné, qui le prêtait au pouvoir législatif, pouvoir supérieur ; c’était mieux que cela encore : à l’inverse de la fiction monarchique où le peuple prêtait serment à l’homme investi de la puissance, c’était l’homme investi de la puissance qui prêtait serment au peuple. ”
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Alfred Guichon de Grandpont,  Sainteté du serment, examen du traité de M. Madrolle sur cet important sujet… (1846)

“ Le serment politique, est de tous, le plus sacré, comme demandé par le pouvoir, qui y a le plus d'intérêt, qui en a le plus besoin, surtout quand c'est un pouvoir encore nouveau. Et Dieu, qui connaît le dessein de celui qui parle, prend toujours la réponse dans le même sens que celui qui demande le serment. ”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Block Maurice Block,  Petit dictionnaire politique et social (1896)

“ En conséquence, dans les pays qui professent le dogme de la souveraineté populaire, le serment politique ne saurait être ce qu'il était sous l'ancien régime. On pourrait même dire non seulement qu'il n'a plus les mêmes raisons d'être, mais encore qu'il y a des raisons pour qu'il n'existe pas. Le serment, avec les formes de solennité qui l'entourent, représente aux yeux des hommes l'idée d'un engagement indissoluble et perpétuel. ”
Source : Gallica

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