Charles de Biencourt

Résumé

Charles de Biencourt De la Formation du Sénat. Du serment… (1870)

Le nombre des députés sera augmenté ; le gouvernement se verra aussi dépouillé du pouvoir inouï de faire et de remanier, par simple décret, les circonscriptions électorales ; le serment, au moins le serment préalable, sera supprimé : mais est-ce assez? La première condition du suffrage universel, la condition essentielle, est la sincérité. Or, quel que soit le nombre des députés que le pays ait à nommer, quelle que soit la liberté laissée au suffrage, il peut se faire que, sur onze millions d'électeurs, quelques milliers de voix seulement fassent la majorité dans tous les colléges.
Source : Gallica

Charles de Biencourt De la Formation du Sénat. Du serment… (1870)

Un des premiers effets du réveil de l'esprit public, après l'engourdissement dans lequel la Constitution de 1852 avait plongé la France, a été de reconnaître que le serment politique était non-seulement une triste inutilité, mais surtout une obligation malsaine et profondément immorale.
Malheureusement la campagne entreprise contre le serment, par le parti qui s'intitule radical, a été maladroite. La masse des électeurs ne veut pas consentir à perdre son vote en le donnant à un insermenté.
Source : Gallica

Charles de Biencourt De la Formation du Sénat. Du serment… (1870)

L'obligation du serment est une des premières destructions nécessaires réclamées par le pays ; de même que les candidatures officielles, de même que le fameux article 75 de la constitution de l'an VIII, et que tant d'autres routines du passé qui ne sont que des empêchements pour marcher hardiment dans le chemin de la liberté. L'honnêteté politique, la liberté, voilà les aspirations de notre patriotisme.
Source : Gallica

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