Nicolas Massias, Moyen de rendre efficace le serment politique et… (1839)
“ On peut bien en secret composer avec sa conscience, mais, lorsqu'on l'engage publiquement sous la garantie du serment et de l'honneur, il est difficile de s'affranchir de ce qu'on promet en son nom. Elle nous lie par le respect de notre dignité personnelle, que le législateur des Chrétiens a substitué au serment mosaïque, en le ramenant à la simple affirmation est, est, oui ou non. Promettre, en effet, est prêter serment. N'est-ce pas Dieu qui a mis dans la conscience l'instinct impérissable de la vérité? Honte, honte à celui qui en sacrifie les inspirations à des intérêts quelconques ! ”
