Résumé

De l'illégalité du serment électoral… (1830)

L'opinion de chaque électeur devient alors inviolable et sacrée , comme fraction élémentaire de l'opinion nationale. Chaque suffrage a le droit de se produire librement ; ce droit est absolu par essence ; prétendre lui donner des règles ou des limites , c'est l'anéantir.
L'autorilé primordiale , source de tous les autresdroits et pouvoirs , ne saurait être enchaînée , sans que le principe fondamental de la souveraineté populaire ne fût détruit. C'est ainsi que le serment imposé aux électeurs rend leurs droits illusoires , et confisque à son profit leur souveraineté
Source : Gallica

De l'illégalité du serment électoral… (1830)

Les assemblées électorales ne doivent donc plus être assujéties , par un serment, à une forme de gouvernement donné ; elles occupent aujourd'hui la place des assemblées primaires , véritable nécessité du moment. Toutes les opinions y sont licites ; c'est un territoire neutre où la minorité , loin d'être criminelle, a mission de se montrer et de faire constater son existence ; admise au concours , elle peut même, hautement, exprimer l'espérance de devenir majorité
Source : Gallica

De l'illégalité du serment électoral… (1830)

En concourant à la formation de la Chambre des Députés, les Electeurs remplissent une fonction qui lient à l'ordre politique. — Le principe qui a dicté la loi du 31 août s'accorde donc avec l'obligation imposée par l'ordonnance du 11 octobre 1820, conforme d'ailleurs aux lois constitutionnelles antérieures , qui n'admettaient à l'exercice des droits de citoyens que ceux qui s'engageaient par le lieu du serment envers le Prince et envers l'Etat.
Source : Gallica

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