Albert-François de Lasalle

Résumé

Albert-François de Lasalle Lettre sur les sermens politiques… (1833)

Fidélité au Roi, obéissance à la Charte , tels sont les termes prescrits.
Dans ce peu de mots je trouve une confusion d'idées, un désordre de préceptes, auxquels je ne puis m'aguerrir : ils blessent à la fois la raison et la vérité.
Si, par amour de l'ordre public, je dois fidélité à la souveraineté, par quelle métamorphose singulière, par quelle bizarrerie subite le Roi obtiendrait-il ce gage et absorberait-il une faveur, à la jouissacce de laquelle il n'est plus appelé? Mais, en lui promettant cette fidélité, on le considère donc comme souverain ?
Source : Gallica

Albert-François de Lasalle Lettre sur les sermens politiques… (1833)

Je pourrais bien dire, souveraineté du peuple, mais ce mot est gâté, et d'ailleurs, il ne rend pas toute ma pensée. Le peuple, à la vérité, est la source de toute souveraineté ; toutefois, il l'est comme ce rocher brut et sauvage est la matière première d'un édifice élégant et majestueux, que chacun admire; mais, c'est la mise en oeuvre de cette masse, jadis informe, qui a produit le mérite de cette étonnante métamorphose: il eu est ainsi de la souveraineté du peuple.
Source : Gallica

Albert-François de Lasalle Lettre sur les sermens politiques… (1833)

J'ai le triste pressentiment que les révolutions ne seront désarmées , que l'esprit révolutionnaire ne sera apaisé, que lorsque la transmission de la souveraineté sera terminée, et qu'elle appartiendra définitivement et sans partage, au corps social. Pour justifier ce pressentiment il convient de rappeler, que beaucoup de personnes s'accordent à reconnaître , que généralement la souveraineté dynastique diffère, sous plusieurs rapports, de la souveraineté sociale : l'une se meut et agit dans une sphère qui lui est personnelle
Source : Gallica

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