Résumé

Adrien Féline Projet de pétition demandant l'appel au peuple pour l'abrogation des art… (1851)

Ce ne sont pas ceux qui ont écrit dans la Constitution que la souveraineté nationale est inaliénable et imprescriptible ; ce ne sont pas ceux qui invoquent le droit national, ni ceux qui prennent pour point de départ la souveraineté du peuple. Le droit existe donc, et il doit prévaloir quand la majorité se prononce. Peu importe ensuite qui prend l'initiative. En droit, tout le monde peut provoquer les électeurs à émettre une opinion ; mais en fait, le pouvoir exécutif, qui a des agents dans toutes les communes, peut seul le faire avec ensemble et recueillir assez de votes.
Source : Gallica

Adrien Féline Projet de pétition demandant l'appel au peuple pour l'abrogation des art… (1851)

Par l'abrogation des art. 45 et 111 on lèvera des entraves mises à la souveraineté nationale, on donnera au Président une juste satisfaction en le déclarant rééligible, on montrera une grande confiance à la représentation en augmentant ses pouvoirs.
Si l'opinion publique a vivement réprouvé les priviléges que voulait s'attribuer l'Assemblée, ce n'est pas qu'on entendît l'amoindrir, c'est seulement qu'on voulait la distinction bien nette des pouvoirs.
Source : Gallica

Adrien Féline Projet de pétition demandant l'appel au peuple pour l'abrogation des art… (1851)

Peut-on croire qu'aussitôt constitués ils vont voter l'abrogation de l'art, ni, dont ils sont issus, puis s'en retourner chez eux ? Non ; ce serait trop exiger de la vertu humaine. Chacun se croira les meilleures intentions, les meilleures idées, et voudra les faire prévaloir; chacun voudra coopérer à la grande oeuvre de la révision complète.
Source : Gallica

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