Résumé

Adolphe Chouippe Lettre à M. de Cormenin sur l'"État de la question"… (1839)

L'ensemble de ces pouvoirs qui né sont que des modifications de la volonté et de la force, constitue le pouvoir souverain, constitue la souveraineté.
Le souverain, quel qu'il soit, homme, peuple ou corporation, est la personne physique ou morale en qui résident ces pouvoirs réunis. La puissance qu'il exerce est associée à l'intelligence par la volonté, à la matière par la force, à l'esprit par la pensée, au corps par l'organe.
Puisque toute société possède par elle-même la volonté et la force, on ne peut lui contester les éléments de la souveraineté.
Source : Gallica

Adolphe Chouippe Lettre à M. de Cormenin sur l'"État de la question"… (1839)

La nation possède la souveraineté. Elle la possède tout entière, et personne ne peut l'exercer en son nom.
Conséquences, selon moi :
La souveraineté appartient à la nation, mais elle peut en partager, en distribuer l'exercice.
Comprise par vous : la souveraineté me paraît conduire directement à l'anarchie, tombeau des nations.
Comprise par moi : la souveraineté du peuple français me paraît être le principe fondamental de la charte.
A la souveraineté; comme principe fondamental de la charte, vous reconnaissez trois agens : le Roi, la Chambre, les Ministres.
Source : Gallica

Adolphe Chouippe Lettre à M. de Cormenin sur l'"État de la question"… (1839)

Si le roi est inviolable, ce n'est pas précisément parce qu'il est impeccable, c'est parce qu'il est revêtu d'une cuirasse ministérielle sur laquelle on peut frapper, mais qui ne traverse point. La charte et notre intérêt le veulent ainsi ; de plus la justice s'en contenterait si la responsabilité ministérielle n'était pas une de ces illusions qu'il faut désormais reléguer parmi les contes de fées.
Aux termes de notre constitution, la chambre n'a pas d'autre pouvoir que celui d'exprimer la volonté nationale.
Source : Gallica

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