Résumé

C.-F. Benoist Essai sur le principe de la démocratie (1849)

Selon nous, la Constitution d'un peuple est la résultante des moeurs, des habitudes, des institutions civiles, politiques et religieuses de ce peuple, de tout ce, en un mot, qui constitue son existence comme nation. Elle se développe avec et par le temps. D'où il suit que toute nation a sa Constitution ; d'où il suit encore qu'on ne fait pas une Constitution à priori, qu'on peut tout au plus la constater, par l'observation, pour un temps donné; d'où il suit, enfin, que l'idée d'une Constitution fabriquée de toutes pièces et pour la circonstance est une idée radicalement fausse.
Source : Gallica

C.-F. Benoist Essai sur le principe de la démocratie (1849)

Oui, nous le disons, si la souveraineté du peuple ne réside pas toujours, tout entière, sans limites ni restrictions dans une assemblée, elle n'est plus une réalité, elle est une fiction. Que serait cette souveraineté latente n'ayant pas toujours le pouvoir de se manifester, d'user de son libre arbitre, ne le pouvant qu'avec permission et à intervalles? Un pouvoir supérieur à celui du peuple accorderait donc à ce peuple l'exercice de la souveraineté pour un temps et le lui dénierait pour tout autre temps ?
Source : Gallica

C.-F. Benoist Essai sur le principe de la démocratie (1849)

Aucun autre principe que la souveraineté du peuple ne peut servir de base à un gouvernement de droit, et, comme la souveraineté du peuple n'est praticable que dans une république démocratique, la démocratie est le seul gouvernement de droit possible, et tout autre gouvernement, quelle que soit sa forme, n'a chance de durée qu'en s'appuyant sur la force comme le pouvoir absolu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature