Résumé

A. Jamet Réponse à cette question : voterons-nous… (1851)

Mes chers amis, mes coréligionnaires bien-aimés, je vous le dis, je vous le dis en vérité, et croyez-moi, puisque je suis complètement désintéressé dans la question, n'étant ni électeur, ni éligible, à Carpentras ni ailleurs, ne vous laissez pas aller à un amour aveugle d'un prétendu principe qui ne résiste pas à l'examen dont les déductions rigoureuses prouvent la fausseté; n'embrassez pas une idolâtrie mensongère, en croyant pratiquer une religion sainte ; ne devenez pas les chevaliers errants de la démocratie, lorsque vous en êtes les plus vigoureux et les plus actifs champions
Source : Gallica

A. Jamet Réponse à cette question : voterons-nous… (1851)

Voulez-vous, si le malheur des temps, une provocation policière, une usurpation, une invasion, le moindre ou le plus grave accident, prévu ou imprévu, vient à causer une émotion dans la ville, que le pouvoir de la calmer ou de la porter à son comble, de la diriger pour ou contre la République, soit confié à ceux qui ne veulent qu'une chose : vous écraser ? Voulez-vous être jugés, le cas échéant, par une haute-cour composée d'hommes hostiles à la démocratie, plutôt que d'amis du principe démocratique ?
Source : Gallica

A. Jamet Réponse à cette question : voterons-nous… (1851)

Ce doute résulte du respect religieux que ces citoyens portent aux majorités, à la souveraineté qu'elles constatent. Leur principe même doit donc, malgré eux, les contraindre à accepter, sur cette question comme sur toutes les autres, la décision de la majorité, et à s'y conformer. Sinon ils s'exposent au reproche, quoiqu'ils aient les intentions les plus pures et les plus loyales, de vouloir se singulariser, d'affecter une supériorité orgueilleuse sur la masse qui ne partage pas leur avis, ou de céder à l'impulsion d'un ressentiment particulier.
Source : Gallica

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