Résumé

Du mouvement réformiste et de la possibilité d'une réforme… (1845)

L'intelligence devant évidemment régner et gouverner par droit de raison, dans ce temps-ci, la démocratie ne pouvant vivre, subsister, grandir, que par l'intelligence partout où nous reconnaissons le signe quelconque d'une capacité intellectuelle, nous sommes d'avis de lui décerner à l'instant son droit de souveraineté élective. Nous ne nous faisons, sans doute, aucune illusion sur les soi-disant changements que l'introduction de ce qu'on appelle les capacités apporterait dans les résultats de l'élection.
Source : Gallica

Du mouvement réformiste et de la possibilité d'une réforme… (1845)

La loi du cens, loi brutale et purement matérielle, qui ne reconnaît le droit des citoyens qu'à un signe pour ainsi dire monétaire, et qui, de même que les anciens dans leurs fables ne faisaient entrer les âmes dans l'Elysée que l'obole à la main, ne fait entrer dans la souveraineté électorale l'intelligence, la capacité, la vertu, qu'avec un bordereau de percepteur.
Source : Gallica

Du mouvement réformiste et de la possibilité d'une réforme… (1845)

L'opinion, en France, n'est pas exclusivement dans les salons, elle est dans les rues, elle est partout, toujours prête à donner sa force à un pouvoir intelligent qui lui emprunte ses idées, qui comprend ses intérêts et qui lui garantit ses droits. Mettez aux voix, en France, un gouvernement ferme ou une anarchie populaire ; soyez sûrs que le peuple lui-même votera à l'unanimité contre l'anarchie pour un gouvernement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature