Résumé

Gustave Morel Pétition pour la réforme électorale… (1839)

Or, le citoyen ne participe réellement au pouvoir que par l'élection directe, d'où il résulte une certaine responsabilité politique. — S'il a un grand intérêt à nommer un Député, il met peu d'importance au choix des électeurs. Pendant la Révolution, on fut obligé de payer les citoyens pour les attirer dans les assemblées primaires. Qu'on se défie de l'élection à deux degrés, tant que l'instruction, brisant tous les préjugés, n'aura pas soustrait les hommes à certaines influences dangereuses, pour les soumettre au seul ascendant des vertus morales et du vrai mérite.
Source : Gallica

Gustave Morel Pétition pour la réforme électorale… (1839)

Il est certain que tout Français a le droit d'être électeur, s'il offre à la société les garanties de capacité qu'elle a le droit d'exiger de lui. L'électeur doit être capable de comparer les aptitudes et les positions diverses des candidats , d'apprécier leur mérite, leur dévouement au bien public, leur indépendance. Son caractère moral développé en même temps que son intelligence, doit le mettre à l'abri des séductions. Or, n'est-il pas manifeste qu'un grand nombre de citoyens français ne possèdent pas ces qualités essentielles de l'électeur, qui se résument en deux mots
Source : Gallica

Gustave Morel Pétition pour la réforme électorale… (1839)

Il est indispensable de supprimer les colléges d'arrondissement et de n'avoir qu'un collége électoral par département.
La subdivision des corps électoraux favorise la corruption électorale et l'égoïsme de localité. On doit craindre que des hommes, très honorables sans doute, mais distingués seulement par leur fortune et la position de leur famille, ne luttent avec trop d'avantages, dans les élections d'arrondissement , contre les hommes d'un mérite éminent, contre les administrateurs éclairés, les notabilités départementales et les illustrations politiques.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature