Résumé

Avis au peuple, sur les élections de 1818 (1818)

Nous voulons que nos députés reviennent au milieu de nous, recevoir le blâme ou la louange ; nous voulons que, partant pour aller remplir la noble mission que notre confiance leur aura imposée, ils songent au retour ; nous voulons qu'ils aient puisé parmi ce peuple qu'ils sont appelés à représenter dans l'assemblée de la nation, l'opinion qui nous caractérise ; nous sommes amis de la charte, ennemis des partis, étrangers aux violences et aux exagérations. Pourquoi donc confierions-nous des pouvoirs à des hommes qui pourraient bien ne pas prêcher notre parole?
Source : Gallica

Avis au peuple, sur les élections de 1818 (1818)

L'habitant de la Moselle qui s'habitue si facilement à la vie des camps et au tumulte des armes, qui. reprend aussi aisément ensuite la charrue et les habitudes du foyer paternel, n'a jamais pu concevoir l'exagération des partis ; il a vu avec étonnement quelques individus sortis de la modération qui est le caractère distinctif de la massé; il en a eu peur ou pitié, selon que ces exagérations étaient menaçantes ou ridicules ; il a lutté contre ce courant d'idées, d'opinions et de circonstances, auquel la passion et l'esprit de parti se laissaient entraîner
Source : Gallica

Avis au peuple, sur les élections de 1818 (1818)

Tous les efforts ne peuvent lui conserver une existence même factice. L'exagération est un poison que l'on ne parviendrait pas à naturaliser. Si ce poison agissait, ce ne pourrait être que sur ses imprudens importateurs. Renoncez donc à de vaines chimères, vous qui pensez pouvoir offrir à nos suffrages des hommes exagérés, des hommes qui ont vu le salut de la patrie dans le triomphe de leur opinion
Source : Gallica

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