Résumé

Cléon Théorie sur la réforme électorale (1848)

Il offre l'avantage immense de réhabiliter l'un des éléments les plus honorables de la nation, mais il est encore exclusif, partial, et n'ouvre pas les bras aux classes les plus dignes d'intérêt, les plus nombreuses, qui forment la base véritable du peuple.
Le travail, le malheur, tout ce qui a soif de lumière, de liberté, d'avenir, tout cela est condamné à l'inertie, à la continuation de sa nullité actuelle ou de la dégradation morale.
Pourtant l'éducation n'est souvent, comme la fortune, qu'un avantage auquel ne parviennent pas ceux que la misère a vus naître.
Source : Gallica

Cléon Théorie sur la réforme électorale (1848)

Les électeurs, ai-je dit, sont, la nation, puisqu'ils nomment des représentants, et qu'un peuple libre ne peut obéir qu'à lui-même ou à ses délégués. Toutes ses parties doivent être représentées, sans quoi il y aurait exclusion, préférence ; et l'égalité ne serait qu'un vain mot.
Or l'égalité politique est basée sur un titre, celui de citoyen. Ce titre, dévolu à tout Français mâle âgé de vingt-et-un ans, sans distinction de rang ni de fortune, confère à celui qui le porte la plus grande valeur politique naturelle.
Source : Gallica

Cléon Théorie sur la réforme électorale (1848)

Quant aux principes fondamentaux de la constitution, ils sont aussi représentés et transmis par les trois degrés d'élections, et réunis dans l'homme de leur choix :
1° L'égalité, quand tous les citoyens peuvent prendre part aux élections et s'attirer les préférences populaires ; 2° l'indépendance, lorsque chacun est, sans conditions de fortune ou d'éducation, libre d'élire ou d'être élu ; 3° la justice et la raison enfin, quand il se démet de ses droits et courbe la tète sous le choix public. L'individu, comme la nation, tout est satisfait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature